Nous sommes en lutte contre un mode de vie artistique trop rationnel. Nous cherchons à retrouver des nouvelles formes de vie créative plus collectives et plus archaïques.
Nous voulons créer (artistes, spectateurs) des communautés sensibles ou affectives. Être ensemble dans un besoin de dessaisissement de soi.
Nous nous revendiquons artistes-artisans-bâtisseurs.
Nous condamnons l’expression mécanique. L’acte théâtral doit être dangereux parce que viscéral.
La création est une expérience en perpétuel mouvement. Chaque jour est un nouveau jour. Sans cesse trouver un nouveau souffle pour ne pas sombrer dans le confortable, le routinier, la tricherie. Nous nous devons d’affiner nos outils. Bouleversant et revisitant avec distance l’expérience de chaque soir.
Nous souhaitons nous approcher avec humilité de la représentation rêvée.
Questionnant/creusant sans arrêt le sens de notre démarche : -pour donner vie. -pour communiquer avec celui qui nous écoute, nous regarde. -par respect pour l’œuvre. Ouvrir grande les portes du sens et encourager les audaces.
Notre monde a besoin de l’acte créatif, de cette scène où se rejoue notre exigence de sens, de justice, d’humanité. Nous en avons besoin pour civiliser la terre d’une force communicante et communiante.
Sentir, éprouver ensemble dans une intelligence spirituelle, émotionnelle partagée. Nous ne cherchons pas un théâtre austère, mais un théâtre riche d’imagination et de sens.
«Tout projet de théâtre, tout acte esthétique doit faire vœu d’intranquillité pour se chercher et se provoquer inlassablement dans l’intime conviction de son entreprise» pour citer Jérôme HANKINS dans sa préface consacré á Edward BOND (l’énergie du sens)